Texte

Jean Raine (1966)

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Sa vie est sans remord, ses peintures sans repentir, [...] Si le ciel est bas, la lueur des étoiles malgré tout le traverse.

Son intelligence aérée, acérée, séduisante, son aisance de jeune prince, sa mobilité spirituelle, jamais ne sont hors de la raison, la pure ou la pratique (...) tout apparaît en images nouvelles, les gras objets neutres sont devenus de sveltes formes libres. [...]

Avec lui la peinture est tordue, l’art s’élargit, le tableau devient une matière puissante qui se prête aux mille feux Saint Elme de nos regards ; ou un marais imense, mouvant, sulfureux, dont il dépend de nous que les feux follets s’illuminent.