Texte

Il suffit... (1982)

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Il suffit d’avoir à tout instant en de dérisoires occurences et lors de menus incidents à déclarer son identité, pièces officielles dans la poche. Manier l’injure est un peu trop facile et pourtant... Etre ou ne pas peindre, là n’a jamais été la question. Pour lui en savoir gré, j’aimerais connaître mon assassin. Chère barbouille, pressons dès que possible un tube qui contienne non de la couleur mais du sang. Nous sommes de moins en moins nombreux à savoir ce dont nous parlons. Admirable pagaille. Nos couilles ne sont plus les cloches de Notre-Dame. Qu’en penserais-tu, Victor, de mon esprit tordu comme le dos de ton Quasimodo ?

Devenant sourd et bientôt aveugle, je prétends que l’art ne peut être que le geste d’un artisan maladroit. Pourléchez-vous donc les babines. Les bavards sont gagnants hélàs, il y aura toujours plus de salive que d’eau.